Sur la comédie au XVIIIe siècle :

Thalie et Melpomène

Du théâtre du 18e siècle, sous ses deux aspects principaux, la tragédie et la comédie, pour cette dernière, seuls  Marivaux et Beaumarchais semblent avoir échappé au crible...lire la suite

                      Notices sur auteurs

Gillot les2carosses.jpg     Dufresnyb 

                              Regnard                          Dufresny             

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                     Dancourt                              Lesage                                                           
               La Chaussee        Accordee de village zaa

                       La Chaussée                                    Diderot  

 

                                                                     

          Goldoaab 1    Boilly ambigu comique

                         Diderot/Goldoni                         Diderot/ Beaumarchais

                                                                                                                                  

 Les Theatres de Foire  et la naissance de l'opéra-comique
 

 L'histoire du théâtre au 18e siècle est liée à la présence, même marginale, des théâtres de Foire. L'année 1697 fait évènement, en ce qu'elle marque une rupture,  les comédiens italiens étant chassés de la capitale. Ils se dispersent, certains outre-monts, d'autres parvenant à subsister en province.

 

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                              La foire saint Laurent


"Ces excellents acteurs vont se disperser et ne se verront plus. Gerhardi meurt en 1700, sa femme(..) passe à l'Opéra. Pascariel va tenter sa chance en province. Mezzetin  va vivre une existence aventureuse qui le conduira en prison. D'autres reviendront comme Octave ; mais avec cette dispersion un théâtre est mort "*

Les forains, dès lors, occupent le terrain, font preuve d'initiative en produisant des spectacles dans des loges qu'ils louent. Durant  dix-huit années, de 1697 à 1715 , "les forains créeront entre  quarante-cinq et soixante-dix pièces " , avant que le Régent  ne rappelle Luigi Riccoboni et sa troupe . Installés à l'hôtel de Bourgogne mis sous scellés depuis l'expulsion, ils resteront à cette adresse de la rue Mauconseil jusqu'aux  premières années de 1780.


* sous la direction de Philippe Vendrix- L'Opéra-comique  en France au 18e siècle- les Foires et les débuts de l'Opéra-comique -page 27

 

 

Musiciens

                       Musiciens de théâtre

 

chardin Attributs de la musiqueChardin Les attributs de la musique

Les musiciens de théâtre et de divertissement au XVIIIe siècle eurent souvent recours aux chansons populaires, aux airs d'Opéras en vogue. Avec les écrivains et les couplettistes, ils ont su, en particulier pour les Théâtres de la Foire, donner vie à ces formes de spectacles considérés comme étant à l'origine de l'Opéra Comique :
« Tous les airs qui charmaient un temps l'oreille du public étaient susceptibles d'aller grossir le répertoire des fredons. De nombreux airs des opéras de Lully parmi les plus simples, par exemple, Dans ces lieux tout rit sans cesse,extrait de Phaéton, survécurent presque jusqu'à la fin du XVIIIe siècle sous formes de fredons.» *
* James R. Anthony, La Musique en France à l'Epoque Baroque, p 201 Flammarion 1981

tiepolo carnavalEcrivains et musicologues, à propos de la naissance de l'Opéra comique, citent  les noms de Gillier, Lacroix, Fromont, Dumoulin, Philippe-PierreSaint-Sevin, Dornel, Travenol, JacquesAubert, Corrette, E. C. Jacquet de la Guerre,J.J. Mouret . Rameau est appelé comme Campra, Bernier, Mouret, Blavet, à composer couplets, chansons à danser ou ariettes.

* in la Ceinture de Vénus de Lesage

 

 

Jean-Claude Gillier

Dans l'Encyclopédie de la Musique de A.Lavignac tome I , le musicologue De La Laurencie indique J-C.Gillier, ancien enfant de chœur de Notre-dame, comme attaché à l'orchestre de la Comédie française et ayant écrit pour ce théâtre la musique d' un grand nombre de pièces de Regnard et de Dancourt de 1694 à 1716.
Par ailleurs , de 1699 à 1735, il composa  une foule  de vaudevilles, d'airs et de ballets pour le théâtre de Foire ou Opéra comique.
Outre cela on a de lui :
Airs de la Comédie française ( 1704-1705 )
Airs pour la Comédie de la Foire Saint-Germain,
représentée sur le théâtre des comédiens italiens ( 1696 )
Amphion ( 1696 ), une tragédie mise en musique
Les Plaisirs de l'Amour et de Bacchus, idylle (1697 )
Divertissement de la petite pièce des Festes de Cours ( 1699 ) ,
et la même année, celui de l'Hyménée royal

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                  Jacob Toorenvliet Une réunion musicale

 Dans le supplément du Parnasse Français, son rédacteur, Titon du Tillet (1677-1762) mentionne Gillier qui " amusa agréablement la cour et la ville pendant 30 ans ",  surtout comme l'un des amis  du musicien Monteclair . Selon le point de vue hiérachique de du Tillet , Gillier  lui parait plus  auteur de divertissements que musicien en tant que tel, ainsi que le fût Monteclair.
Une autre raison, de nature différente, peut avoir conduit du Tillet à regrouper ces deux noms, dans la notice qu'il leur consacre, comme appartenant à une même famille d'instrumentistes, novatrice à l'époque :

Monteclair, après son voyage en Italie, reste dans l'Histoire pour avoir ramené en France la contrebasse qu'il introduit à l'Opéra, et Gillier, remarque du Tillet, "jouait très bien de la basse de violon". Le musicien d'orchestre de la Comédie française semble avoir été mieux reconnu que le compositeur.

 

 

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                                   Vaudevilles

Un  auteur du 19e siècle, -Charles Poisot-  dans son Histoire de la musique, et à propos des origines de l'Opéra-comique, avance cette comparaison : " De même que la chanson a engendré le vaudeville, de même le vaudeville a produit l'Opéra-Comique.  Ce genre national procède en effet des deux autres ; les airs nouveaux ont succédé dans les vaudevilles aux timbres anciens"

Plus précisément, pour une première période, dans les Théâtres de Foire en vaudevilles, airs nouveaux et timbres anciens  coexistent.

Le divertissement final d'une pièce, à quoi se résume parfois la création originale du compositeur, étant également appelé vaudeville.

 

 

the Ropedance Leonard Defrance.

                             the rope dance Leonard defrance (flemish 1735-1805)

Timbre et fredon

 

D'autre part, ce qui au 17e et 18e siécles, était généralement considéré comme  timbre n'a plus guère aujourd'hui cette signification, hormis certains exemples devenus chansons traditionnelles. Tels timbres, populaires à l'époque, ne sont plus reconnus en tant que  fredons.


 
 

 

Date de dernière mise à jour : 25/12/2017

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